Quelques données

Le dernier dénombrement a estimé que, la nuit du 15 avril 2025, plus de 12 000 personnes étaient en situation d’itinérance visible*, soit 20% d’augmentation depuis la hausse de 44% enregistrée entre les dénombrements de 2022 et 2018. Les régions ont été particulièrement touchées, cinq d'entre elles ayant enregistré une augmentation de plus de 50 %.

*Les responsables du dénombrement ont souligné que le nombre total de personnes itinérantes est bien plus élevé. En effet, cet exercice ne prend pas en considération les réalités plurielles de l’itinérance, notamment l’itinérance cachée (à savoir, les personnes sans adresses permanentes qui sont par exemple hébergées chez des tiers).

  • Si l’itinérance était autrefois limitée aux grands centres urbains, les régions sont aujourd’hui également sévèrement touchées.

    A titre d’exemple, l’Abitibi-Témiscamingue a vu la hausse la plus marquée du nombre de personnes en situation d’itinérance, avec une augmentation de 162 personnes, soit une croissance de 119%. D'autres régions du Québec connaissent également une augmentation significative de l’itinérance, notamment les Laurentides (+73%) et la Côte-Nord (+65%).

  • Le nombre de personnes vivant directement dehors, que ce soit dans des campements ou dans la rue, a augmenté de 2 % depuis 2022, pour atteindre 1 887 personnes. Cela peut indiquer une saturation des refuges d'urgence et/ou une préference de vivre en campement versus une refuge.

  • En 2022, les évictions (incluant les rénovictions et reprises de logement) étaient déjà le premier motif de perte de logement (23%), une tendance qui s'est accentuée avec la hausse marquée des loyers selon le dénombrement 2025.